La CGT a signé l’accord d’intéressement dans un seul objectif : que les salariés ne soient pas privés de leur prime.
Ne pas signer aurait uniquement pénalisé les salariés.
La direction avait clairement annoncé que, sans signature des organisations syndicales, il n’y aurait pas de prime d’intéressement.
Cette signature ne vaut en aucun cas approbation de la politique salariale de l’employeur.
La CGT refuse une politique qui organise les inégalités salariales en privilégiant systématiquement les plus hauts revenus.
La direction avait les moyens de faire mieux. Elle l’a démontré en mettant sur la table une enveloppe pouvant atteindre 5,5 %.
Il n’en sera pas question car cette enveloppe aussi belle soit elle, était conditionnée à une partie indexée sur le salaire, plus le salaire est élevé, plus la prime d’intéressement serait élevée, ne trouvant pas de signature majoritaire sur cette proposition, elle est revenue à sa proposition initiale.
L’intéressement reste le dernier élément de rémunération égalitaire et il était hors de question pour nous d’accepter une indexation au salaire !
Ce choix est clair : préserver les avantages des plus hauts revenus plutôt que d’améliorer la rémunération de l’ensemble des salariés.
Pour la CGT, cette logique est inacceptable. Nous continuerons à exiger une véritable politique salariale fondée sur des augmentations générales, une meilleure répartition des rémunérations et la reconnaissance du travail de toutes et tous, plutôt que des mesures qui profitent avant tout à une minorité.
Notre prochaine bataille sera celle de la NAO, il va falloir nous préparer, nous motiver et aller au rapport de force !
Pour partager vraiment la valeur, une seule solution : augmenter les salaires !
