Aujourd’hui, jeudi 20 novembre 2025, c’est tenu pendant le CSE MGEN une présentation de la bascule SIRO dans laquelle l’employeur MGEN a dressé un bilan plus que positif.
Comme toujours, celui-ci se félicite de cette migration d’ampleur, s’appuyant uniquement sur ses données chiffrées, mettant en avant l’organisation » exceptionnelle » qu’il met en place, mais en gommant tout simplement le vécu du terrain, et les difficultés structurelles auxquelles nous sommes tous, salariés MGEN confrontés.
Conscients des difficultés rencontrés par les salariés, les Élus CGT MGEN, ont interpellé l’employeur par le biais d’une déclaration que nous partageons ici :
La CGT constate que les salariés ne vivent pas la même bascule SIRO, ni la même transformation, que celle que l’employeur nous présente aujourd’hui en CSE.
3 années de préparation pour un résultat aussi défaillant : c’est inacceptable !
Des outils informatiques non alimentés, comme du 12 au 19 novembre aucune possibilité de traiter les indemnités journalières et les affiliations !
Des salariés se sont auto-formés sur des outils essentiels, outils qui, d’ailleurs, ne fonctionnaient pas toujours lors de leur présentation ou lors des formations.
Des responsables qui se retrouvent sans réponses face aux questionnements de leur équipe.
Des moyens insuffisants, trop peu d’accompagnement, trop d’exigences : les salariés portent une transformation qui aurait dû être anticipée et mieux organisée. Et ce, avec des salaires qui ne reflètent aucunement les efforts imposés.
Des situations de conflits qui n’existaient pas auparavant, un management national brutal, une communication absente, tout ceci provoque une anxiété et des conditions de travail de plus en plus difficile à vivre.
Des heures supplémentaires, épuisement professionnel, épuisement tout court, une politique salariale en berne avec pour seule carotte, des primes, est-ce là le nouveau contrat social que promet la MGEN à ses salariés ?
La CGT refuse que les salariés paient le prix d’une bascule mal préparée, mal conduite et mal assumée.
