La CGT dénonce une proposition insuffisante et injuste
La mobilisation du mois de mai a clairement démontré que les salarié·es de la MGEN attendent une véritable reconnaissance de leur travail, par une augmentation générale des salaires, pérenne et sans contrepartie !
Pourtant, lors de la dernière séance de NAO, alors que l’ensemble des organisations syndicales revendiquaient une augmentation générale, la direction de la MGEN persiste dans une logique de primes conditionnées, inégalitaires et soumises à signature.
Une augmentation conditionnée à la signature
La direction propose :
· 50 € bruts par mois AVEC signature
· Jusqu’au C2 (MGEN / UNION) et C31 (MTECH)
· 41,67 € bruts par mois SANS signature
Soit un écart de 8,33 € bruts.
Autrement dit, la direction chiffre notre engagement, notre travail et notre signature à 8,33 €.
Une hypocrisie manifeste sur la mutualité
Alors que les négociations de la branche mutualité sont aujourd’hui pratiquement inexistantes, la MGEN intègre dans sa proposition de 50 € bruts soumis à signature l’enveloppe dédiée à l’ANEM.
Il ne s’agit donc pas seulement d’un effort salarial déjà ridicule mais pour partie d’un recyclage d’enveloppes existantes.
Livre 3 : les grands oubliés des NAO
La CGT a alerté à plusieurs reprises la direction sur la situation des salarié·es du Livre 3, et notamment des soignant·es.
Malgré l’insistance de la CGT et la pénibilité et la responsabilité du travail de soin, aucune augmentation salariale spécifique n’a été accordée.
La CGT refuse que le travail des soignant·es soit invisibilisé et dévalorisé !
Des primes à la place du salaire
Plutôt qu’une augmentation générale, la MGEN continue de privilégier un empilement de primes, par nature :
- · variables,
- · plafonnées,
- · inégalitaires,
- · non pérennes.
Exemples de primes mises en avant :
- · Services & supports : jusqu’à 600 €
- · Encadrants : jusqu’à 1 000 €
- · RCM / CSQR : jusqu’à 1 500 €
- · Primes commerciales SD/VAD : jusqu’à 4 000 €
- · RPAR : jusqu’à 1 000 €
- · Assistantes réseau : jusqu’à 600 €
- · Primes variables : jusqu’à 1 500 € selon les classes
Les primes ne remplacent pas le salaire !
La CGT réaffirme ses revendications
- Les primes ne remplacent pas une augmentation de salaire
- Tous les salariés contribuent à la réussite de la MGEN et méritent donc une augmentation
- Recycler des enveloppes existantes est une tromperie
Nous exigeons :
- Une augmentation générale des salaires pour toutes et tous
- Sans condition, sans contrepartie
- Une reconnaissance réelle du travail effectué
